FFC
Français
English

Les Grands Carrossiers Français : Jean-Baptiste et Marius Franay (1903 – 1956)

03 Juillet 2018

Après avoir suivi les cours professionnels de la Chambre Syndicale des Carrossiers entre 1878 et 1882, Jean-Baptiste Franay débute sa carrière professionnelle à la carrosserie Binder, où il devient rapidement responsable d’atelier. Au tournant du 20ème siècle – 1898 ou 1903 selon les sources, il fonde son entreprise au 29 rue Guyot (actuellement rue Médéric) dans le 17ème arrondissement parisien.

L’héritage hippomobile

Fort de son expérience acquise chez Binder, Jean-Baptiste Franay appartient à la génération des carrossiers qui parviennent à transcrire, aussi bien sur le plan de la technique et que du style, les formes hippomobiles pour donner naissance au premières automobiles, à l’image de Labourdette ou de Kellner. Il acquiert vite une bonne réputation et, en 1912, de nouveaux ateliers plus grands et plus modernes sont construits au 4 bis rue de Cormeilles à Levallois-Perret, actuellement rue du Caporal Peugeot au niveau de la porte Champerret. A la mort de son père en 1922, Marius Franay, alors jeune diplômé de l’Ecole des Arts et Métiers, poursuit l’affaire familiale. Il fait alors le choix  de conserver ce qui a fait le succès des réalisations de son père avant-guerre : un style dit classique, aux lignes sobres et sans ostentation, et un soin particulier apporté aux aménagements intérieurs qui séduit beaucoup de dignitaires étrangers.

Le haut-de-gamme automobile

La carrosserie Franay est ainsi plébiscitée pour habiller des châssis automobiles puissants : aux côtés des constructeurs français – Delage, Delahaye, Hispano-Suiza et Renault, on dénombre lors des salons ou des concours d’élégance des années 1920 et 1930 de nombreuses réalisations sur châssis Packard, Rolls-Royce, Bentley ou Duesenberg. Ce qui explique d’ailleurs l’intérêt porté à Franay outre-atlantique. En France, le nom est surtout associé aux  Delahaye type 135 et 145 et Talbot-Lago de la fin des années 1940 et début des années 1950. Marius Franay décède en mars 1954, mais sa dernière carrosserie est achevée et présentée lors du salon de l’auto 1955 : il s’agit de la Citroën 15/6 carrossée en limousine sur un dessin de Philippe Charbonneaux pour la présidence de la République. L’entreprise ferme définitivement ses portes en 1956.