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Quid de la pollution causée par les assureurs ?

30 Août 2017

Face aux agissements de certains assureurs et mutuelles pourtant signataires de la COP 21, la FFC Réparateurs rappelle son engagement citoyen quant à la sauvegarde de l'environnement et la mission vertueuse de ses adhérents.

La Fédération Française de Carrosserie a signé les accords de la COP 21, afin de prouver son engagement et celui de ses adhérents pour respecter la planète. Dans le cadre de cette mission, la FFC tient à signaler aux assurés et sociétaires que les compagnies d’assurances et mutuelles agissent sans discernement, afin de satisfaire à leur politique d’économie sur la réparation des véhicules des conducteurs sinistrés.

Par exemple, ils peuvent envoyer leurs clients jusqu’à 50 km de leur domicile sans prendre en compte le temps perdu, la consommation de carburant ainsi que l’usure du véhicule. La FFC Réparateurs demande aux sinistrés de ne plus accepter la pression de leur assureur, qui les envoie vers leurs garages agréés, sans respecter le libre choix du réparateur, qui plus est. 

D'autre part, les assureurs imposent à leurs experts de forcer les carrossiers à utiliser des PIEC (Pièces Issues de l'Economie Circulaire). Une cause noble, mais qui ne tient pas compte des problématiques d'expédition des pièces à travers la France, qui efface bien souvent cet avantage écologique. Nous demandons donc à nos adhérents de privilégier les centres VHU (Véhicules Hors d'Usage) locaux, qui, de surcroît, assurent aussi la reprise en cas de problème, et ce, sans pollution supplémentaire due à la réexpédition des PIEC les plus encombrantes (pare choc capot porte etc.).

Les récents épisodes de grêles ont démontré l'attitude désinvolte des assureurs face à l’impact écologique des remises en état. Elles ont mis en place des plates-formes de dégrêlage employant des travailleurs détachés internationaux, qui arrivent de toute l'Europe, voyagent en avion ou en camionnette, alors que des entreprises locales offrent les mêmes services. Les économies qu'ils réalisent grâce à cette main d’œuvre bon marché se font au détriment de l'environnement.

Autre exemple, les assureurs incitent aussi fortement leurs garages agréés à se fournir auprès de plateformes de distribution de pièces, de peinture et de consommables qu'ils ont référencées et qui s’approvisionnent elles-mêmes partout en Europe, au moins cher. Là encore, les marchandises transitent sur des milliers de kilomètres, au mépris de l'environnement et pour des raisons mercantiles.

Enfin, il faut ajouter que ni la baisse de la sinistralité automobile ni les économies réalisées sur les sujets cités plus hauts, ne sont répercutées sur le tarif des clients de ces assureurs et sociétés mutualistes.